La p'tite bretonne infiltrée sur la côté d'azur...

Ayè, la rentrée, je suis redescendue dans le sud, il fait chaud, il fait beau, les cours sont plus intéressants que l'an dernier - Ah ah j'ai commencé la toxico, la matière qui fait rire tous les gens qui sont pas dans mon école !! - Voilaaaaaa

07 octobre 2008

Comment les gens normaux deviennent des symboles

Bon soyons francs, je suis une adoratrice du Che. Mais, contrairement à tous ces gens qui s'exhibent avec sa tête collée sur leur dos, j'ai au moins lu un peu sa biographie, et je sais qui c'est. C'est aussi pour ça que je voulais voir ce film.

Ce film, c'est une histoire, une année d'une vie, enfin non, de deux vies. Celle d'Ernesto, un jeune étudiant en médecine avec une santé carrément fragile, et d'Alberto, un biochimiste. Ils sont argentins, et un beau jour, ils décident de se taper l'Amérique latine en moto, histoire de sortir un peu de leur ville. En fait, ils ressemblent à plein de gens que vous croisez tous les jours. Ils sont jeunes, baroudeurs, dragueurs, insouciants, plein d'illusions sur la vie, et plein de belles idées pas encore trop mises en oeuvre.
C'est vrai, les gens qui rêvent d'un road trip comme ça, y'en a beaucoup, des gens qui le font, y'en a un peu moins mais on en connait tous, ils ne paraissent donc pas complètement hors norme, les deux mecs qui partent sur leur moto.
Bon la moto va pas les suivre longtemps hein, ils vont se retrouver à pattes quand même, mais ça on s'en doutait, elle avait pas l'air très aventureuse à la base la bécane.

Et au fur et à mesure du film, au fur et à mesure de leur voyage, on les sent changer, beaucoup changer. ils voient l'Amérique latine de l'époque comme elle est vraiment, perdent certaines illusions, et surtout comprennent que l'injustice est partout.
Ils murissent au fur et à mesure, aident comme ils peuvent les gens qu'ils croisent, se rebellent, réfléchissent. Et au fur et à mesure, on voit naitre celui qui est devenu plus tard le Che. Et on hallucine.

Carnets_de_voyage_2003_Diarios_de_motocicleta_3

Parce qu'on se dit tous, inconsciemment, que le Che, il est né comme ça. On pense tous que c'était inscrit dans ses gènes à la naissance, qu'il allait se battre pour la liberté des peuples plus tard, on ne devient pas Che, qu'on se dit.
Et bien c'est faux. Et ça force l'admiration, de voir ce gosse à la santé carrément fragile, de se dire qu'il était normal, et même carrément physiquement bien plus faible que la moyenne, et de se rendre compte que le Che, c'est lui. Il n'est pas né comme ça, il l'est devenu.

carnets02

Et voila, on a un peu perdu nos grandes idées sur les grands hommes. parce que finalement n'importe quel petit peut devenir grand.

Et ce film, c'est ça qu'il te montre, ce film il rétablit la vérité sur Che Guevara. Ils ont volontairement choisi de pas faire un film genre "tatata Che Guevara va sauver Cuba" mais vraiment l'histoire de deux potes qui se tapent un road trip à l'arrache.

Et même si les images sont foireuses, si le doublage est nul - j'aurais du le regarder en espagnol -, le film tout entier est un bijou. Alors mwa je dis, si un jour vous avez l'occasion de regarder Carnets de voyage, ne la loupez pas.

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31 juillet 2008

Si le mot merveilleux existe, c'est parce qu'il a été inventé pour Tim

Quand j'étais microscopique - ce qui a bien changé, avouons le -, je suis sure d'avoir vu plein de films au cinéma, je me souviens de l'entrée du cinéma, de la personne avec mwa, je me souviens du pop-corn, mais en fait je ne me souviens que d'un film.
Un film qui est vite devenu culte pour mwa, à force de la regarder tous les ans à la période de Noël - vous ferez bien attention à la programmation TV pendant les prochaines vacances de Noël, c'est sur il y sera -. Ce film, il est beau visuellement, il a un scénario complètement délirant, il est fait avec des petites bonshommes en maquette - enfin bonshommes, ce qu'il en reste plutôt -, il est complètement hors norme. Ce film, il raconte l'histoire d'un cadavre, d'un monstre, d'un ce-que-vous-voulez-de-bien-immonde-avec-une-tête-de-citrouille qui découvre l'entrée de notre monde dans un arbre, et qui découvre Noël et le père Noël. Et le cadavre, il décide de fêter Noël dans son monde à lui, et de gérer Noël tout seul chez les humains aussi, en fait, et il s'y prend comme un manche. Enfin en gros, parce qu'il se passe plein de choses. Mais ce film est juste merveilleux. Parce que Tim, c'est le seul mec au monde à pouvoir te montrer comme la vie est belle en te racontant une histoire de cadavres, c'est le seul à savoir mettre autant de magie et de beauté dans des êtres immondes à moitié en vie.

Alors quand Noces Funèbres est sorti, bien sur que j'ai couru au cinéma. Et ce film, il est pareil, juste merveilleux. Visuellement on sent qu'il est dix ans plus récent que l'autre, mais mon émerveillement de gosse est resté intact, même dix ans plus tard.

Et puis comme tout le monde, j'ai vu Charlie et la chocolaterie. Et j'ai découvert une autre facette de Tim, celle moins cadavérique mais plus délirante, cette manière de créer un autre monde, un monde de rêve, un monde ou les personnages ont le cerveau monté n'importe comment. Ca passe du coq à l'âne, c'est n'importe quoi. Mais c'est Tim quand même, ça on le sait, on le sent.

Alors forcément, quand j'ai trouvé Big Fish sur la table des DVD en soldes de la FNAC, j'ai pas pu résister, je l'ai pris - d'ailleurs faudra que je vous parle de l'autre film que j'ai acheté avec, une vraie merveille aussi -.
Et je regrette pas du tout. Parce que Big Fish est une autre de ses merveilles, à Tim. Il mélange allègrement cette manière de nous émouvoir sur la vie comme dans l'étrange Noël de M. Jack, et ce délire passant du coq à l'âne de Charlie et la chocolaterie.
Big Fish, c'est le bonheur et la tristesse, c'est le rêve et le réel, c'est l'enfance et la vieillesse, c'est la naiveté, l'insouciance, c'est l'imaginaire qui se mêle à la vérité, c'est l'importance de notre imagination, et la beauté de notre vie grâce à elle, c'est des histoires de gamins, et une vision d'adulte. Big fish c'est aussi le regard d'Ewan Mc Grégor - sincèrement je suis pas une groupie de ce mec là, mais pour le coup c'est LUI qu'il fallait dans ce rôle, il a tout ce qu'il faut pour ce film dans son regard, la naïveté, l'idéalisme, l'espièglerie...-, et toute la beauté des femmes. Big Fish est un vrai Tim Burton, un film à te faire pleurer de bonheur, un film que je pourrais regarder 3 fois de suite sans m'en lasser, un film juste vraiment merveilleux.

Posté par o6lyah à 00:08 - Avec les yeux et le coeur - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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